Running et coupure annuelle

Profiter de l’été pour faire sa coupure totale volontaire de running

Pour beaucoup, avec la chaleur, l’été n’est pas la période idéale pour poursuivre l’entraînement de running à haut niveau. D’autres souhaitent profiter des beaux jours pour partir en vacances et profiter de leur famille, sans contrainte. Comment réussir une coupure totale volontaire pour repartir du bon pied à la rentrée ?

La coupure, une étape indispensable pour progresser

Pour les passionnés, la course à pied fait partie du quotidien, et observer une pause est difficilement envisageable. Pourtant, les professionnels expliquent qu’une période de repos est indispensable entre deux phases d’entraînements et de compétitions.

En effet, non seulement le corps, mais aussi le mental, sont épuisés. Décrocher permet aux muscles de récupérer, aux autres paramètres biologiques de se remettre à niveau, et aux bobos de guérir, évitant ainsi des blessures plus graves. C’est aussi l’occasion de retrouver l’envie de courir et la motivation nécessaire pour la saison suivante.

Les effets négatifs d’une coupure totale à connaître

La coupure est donc essentielle pour progresser sur le long terme, mais elle peut avoir des effets négatifs. En premier lieu, les entraîneurs évoquent un sentiment de régression. Car un arrêt de dix à quinze jours entraîne un ralentissement du rythme cardiaque avec une perte de souffle.

À partir de trois semaines, la répartition des fibres lentes et fibres rapides dans le corps se modifie. Après un mois, les adaptations gestuelles sont oubliées. Ils estiment que la remise à zéro intervient à partir de deux à trois mois. Sans compter que certains peuvent ressentir un véritable manque qui affecte leur bien-être.

Aussi, ils recommandent aux athlètes de stopper la course au moins huit jours, sans risquer de perdre tous leurs acquis. Toutefois, l’idéal est de tenir jusqu’à quinze jours complets.

Conseils pour mettre sa coupure à profit et reprendre sereinement

Faire une pause running annuelle ne signifie pas pour autant cesser totalement de faire du sport. D’ailleurs, en été, le choix des disciplines est large pour remplacer la course à pied, travailler son souffle, préserver sa masse musculaire et son poids de forme, et évacuer son trop-plein d’énergie. Des activités « portées » comme la natation et le cyclisme sont recommandées, possiblement avec une certaine intensité pour le rythme cardiaque. Le footing n’est pas proscrit, à condition que chaque sortie soit rapide et se fasse à rythme modéré.

La reprise doit être progressive, d’une durée équivalente à celle de la coupure. Les entraîneurs conseillent un entraînement allégé pour commencer, avec une montée en puissance maîtrisée. L’idée est de retrouver l’intensité, mais de freiner sur la fréquence.

À chacun de définir le moment de l’année propice à une coupure en fonction de son programme et de son pic de forme. Par exemple en cas de trail prévu à la rentrée, courir en été reste incontournable. Il faudra donc choisir une autre date pour lever le pied.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *