Balisage course à pied

Pour assurer la sécurité de votre trail, soignez le balisage

Lorsque vous devez organiser un trail ou une course nature, le balisage du circuit est indispensable pour éviter aux coureurs de se perdre. Malheureusement, en attendant le jour J, il arrive que certains des jalons posés aient été déplacés ou arrachés par accident ou volontairement. Pour bien baliser le parcours et réduire les risques de débalisage afin d’assurer le bon déroulement de la course, quelques précautions s’imposent.

Les types de balisage à utiliser

  1. La rubalise, fixée aux arbres tout le long du parcours, guide les coureurs. La version réfléchissante est recommandée pour un trail de nuit, car la lampe frontale la fait ressortir parfaitement, même de loin. Bien visible dans la végétation, elle est en revanche facile à arracher, et lorsque le circuit fait trente kilomètres, il faut être patient, car c’est long à couvrir !
  2. Vous pouvez lui préférer le marquage à la bombe, à condition de recourir à de la peinture temporaire, qui disparaît après 15 à 30 jours. Là aussi, des bombes de peinture phosphorescentes sont disponibles dans le commerce pour les courses nocturnes. Faciles à appliquer, ces peintures temporaires redoutent l’eau et ne peuvent être utilisées dans la neige ou la boue.
  3. Le plâtre au sol, proposé en différentes couleurs, est une bonne alternative, notamment pour fermer des chemins. Son conditionnement en petit bidon est recommandé pour un transport et une application faciles, au lieu du gros sac. Peu cher, il part naturellement. Attention toutefois, lorsque la météo est mauvaise, la poudre risque de disparaître avant l’heure !
  4. Les piquets en bois ou en plastique ont l’avantage de donner une image très professionnelle de l’organisateur. Offrant une grande visibilité aux coureurs et difficiles à retirer, ils présentent l’inconvénient du prix, de la durée de la pose et du stockage.
  5. Enfin, les barrières sont les plus efficaces en milieu urbain pour fermer certaines rues ou diriger les couleurs et canaliser la foule. Il reste qu’il n’est pas aisé d’en obtenir et qu’elles sont lourdes à transporter.

Un spécialiste de l’équipement pour l’organisation d’une course saura vous conseiller et vous procurer des produits de balisage de qualité.

La technique et le timing idéal pour positionner les jalons

  • Inutile de placer les jalons trop tôt, c’est autant de temps d’exposition aux risques.
  • Partez en reconnaissance et préparez le matériel à utiliser le jour de l’événement, mais arrangez-vous pour procéder au balisage le plus tard possible.
  • Ce faisant, mettez-vous en permanence à la place des coureurs, pour vous assurer que vos jalons soient bien visibles à distance, à hauteur des yeux.
  • Et si plusieurs itinéraires sont prévus, prévoyez des flèches de couleur différentes pour les distinguer clairement.
  • Lorsque plusieurs courses partagent un même circuit, signalez une éventuelle séparation en avance et à l’endroit de la bifurcation, plantez un piquet surmonté de flèches directionnelles et surveillé par un commissaire.
  • Aux traversées de route, n’oubliez pas les panneaux informant les automobilistes du passage régulier de coureurs et informez également ces derniers, même si vous aurez bien sûr pris soin de placer un commissaire à chaque carrefour.

Conseils pour limiter les risques de débalisage

Le meilleur moyen d’organiser une course à pied sécurisée est de maximiser la présence humaine tout le long des différents circuits. Outre les commissaires à des postes fixes, faites appel à des bénévoles pour faire des « rondes » de surveillance permanentes.

Idéalement, un quart d’heure avant le départ, des vélos ouvreurs doivent effectuer un dernier contrôle et en cas de problème, réparer les dégâts. Vous devez donc les briefer quelques jours avant la course, leur remettre une carte du circuit pour qu’ils puissent repérer le terrain, et les doter du matériel nécessaire pour remettre la rubalise si nécessaire. De même, un vélo ouvreur en gilet jaune (et lampe rouge s’il s’agit d’une sortie nocturne) doit précéder les participants afin de prévenir les signaleurs.

Aux endroits stratégiques, préférez un signaleur habillé d’un gilet jaune, vous minimiserez les risques ! Encore faut-il que vos bénévoles soient suffisamment nombreux…

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