La course à pied, une activité potentiellement plus polluante qu’il n’y paraît
Pratiqué par des millions d’adeptes et d’athlètes de tout âge à travers le monde, le running est un sport populaire, dont l’impact environnemental est souvent sous-estimé. Pourtant, quelle que soit la discipline, il génère de la pollution à tous les niveaux, allant de la simple course en solo aux grands événements. Des précautions peuvent toutefois être adoptées pour limiter son empreinte carbone.
Les conséquences écologiques du running
Le principal impact écologique de la course à pied provient de l’empreinte carbone générée par les pratiquants et les organisateurs. D’après des études menées par des spécialistes du running, en fonction de leurs profils (amateurs ou sportifs confirmés) et de leurs habitudes, les coureurs peuvent produire entre 3 et 10 tonnes de dioxyde de CO2.
Dans le cadre de la pratique de ce sport, les déplacements motorisés pour rejoindre les lieux de compétition et les sites de course mythique constituent les volets les plus polluants. Le processus de fabrication des différents équipements (vêtements, chaussures et accessoires) émet également d’énormes quantités de carbone.
L’organisation des événements constitue aussi une source de pollution et d’ordures, résultant de :
- l’aménagement des sites (équipement des courses, départ, arrivée, points de pause, traçage des parcours…),
- du ravitaillement des participants (déchets alimentaires et jetables),
- et surtout de la logistique (transport, hébergements, restauration, etc.).
De même, les courses en pleine nature génèrent des impacts environnementaux souvent négligés. Tout d’abord, le passage intensif des participants, en particulier lors des compétitions, occasionne une dégradation des sites. Ensuite, les installations temporaires, comme le balisage, ou permanentes – entre autres l’aménagement des sentiers – peuvent porter atteinte à l’intégrité écologique des lieux. Enfin, les nuisances sonores et lumineuses, notamment pour les courses de nuit, représentent un facteur de dérangement pour la faune locale.
Comment courir dans le respect de l’environnement ?
Pour les athlètes et les organisateurs d’événements autour du running, il est possible de minimiser leur impact environnemental en adoptant de bonnes pratiques. Les coureurs sont encouragés à privilégier des équipements écoresponsables et qui sont conformes à leurs besoins réels. Ceux qui préfèrent les sorties en milieux naturels doivent respecter les trajets déjà tracés et éviter d’envahir les lieux qui se trouvent hors des sentiers.
En ce qui concerne les événements liés à la course à pied, les organisateurs veilleront à prendre toutes les précautions nécessaires pour réduire les risques de pollution. Parmi les solutions envisageables, ils peuvent limiter, voire bannir l’usage d’articles jetables – tant pour le ravitaillement que pour les dossards et les produits marketing.
La logistique doit être planifiée de manière à optimiser l’utilisation de moyens de déplacement et d’équipements respectueux de l’environnement. Les stratégies peuvent aussi inclure la sensibilisation des participants aux enjeux écologiques de la discipline.
Bien entendu, pour que ces recommandations ne restent pas lettre morte, des actions concrètes s’imposent. C’est précisément dans cette optique que les organisateurs de l’UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc), un des événements majeurs de running en pleine nature, se sont engagés à réduire leur empreinte carbone.
Ils ont ainsi instauré une contribution carbone volontaire – exigée prochainement– et développé des partenariats avec les collectivités locales pour planifier efficacement la logistique et la mobilité. Mieux encore : les participants qui privilégient les modes de transport non polluants se verront accorder un bonus de 30 % au tirage au sort.





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